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Face à Face

Appel à Contribution

Pour la Revue Face à Face. Regards sur la santé

Le ventre caché du monde du monde The hidden belly of the world

Les "malnutritions" dans le monde, entre carences et troubles Malnutrition in the world between deficiencies and troubles

Références

[1] Définition OMS : le surpoids comme un IMC égal ou supérieur à 25

 

[2] Définition OMS : l’obésité comme un IMC égal ou supérieur à 30

 

[3] Définition FAO : alimentation insuffisante en qualité (carences protéiques, vitaminiques et/ou minéraux) et quantité (inf à 1800 cal/j).

 

[4] Bloom, D.E., Cafiero, E.T., Jané-Llopis, E., Abrahams-Gessel, S., Bloom, L.R., Fathima, S., Feigl, A.B., Gaziano, T., Mowafi, M., Pandya, A., Prettner, K., Rosenberg, L., Seligman, B., Stein, A.Z., & Weinstein, C. (2011). The Global Economic Burden of Noncommunicable Diseases. Geneva: World Economic Forum.

 

Modalités de soumission

Les auteurs sont invités à nous envoyer un résumé d’une page maximum à

 

faceaface@revues.org

varloteauxmarie@gmail.com

madina.querre@revess.net

 

Avant le 28 février 2015

Les résumés proposés seront évalués par un comité de lecture qui tiendra compte de la façon dont ils satisfont aux critères énoncés ci-dessus.

 

Calendrier

  • 28 février 2015 : Réception des propositions de résumé.

  • 1 mars : Notification aux chercheurs retenus par le comité éditorial.

  • 1 avril : Envoi des articles 30 000 caractères (espaces non compris)

 

 

Résumé

Ce treizième numéro de Face à Face. Regards sur la santé porte sur la malnutrition dans les pays du Nord et du Sud. Il s’articule autour des questions de sous-alimentation, de surpoids et de l’obésité, qui constituent des questions majeures de santé publique dans un monde en déséquilibre. En 1980, 857 millions de personnes étaient en surpoids ou obèses. En 2013, ils étaient 2,1 milliards à avoir un indice de masse corporelle (IMC) > 25 kg/m2, c’est-à-dire un indice au-dessus de la norme. Même si la sous-alimentation accuse un certain recul depuis

les années 1990, passant de 1 015 millions entre 1990 et 1992 à 842 millions entre 2011 et 2013, elle reste au cœur des préoccupations

des organisations internationales, des États et des organisations non gouvernementales.

 

Pour autant, 3,1 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année, soit prés de la moitié (45%) des causes de dénutrition.

Ce numéro 13, propose que les problématiques liées à cette question mondiale de santé publique et à ce double fardeau soient abordées sous plusieurs angles : socio-anthropologique, politique, économique, démographique, épidémiologique, santé publique. C’est donc sur un mode

pluri-disciplinaire, dans la tradition de cette revue, que s’envisage ce numéro

 

Argumentaire

Ce treizième numéro de Face à Face. Regards sur la santé porte sur la malnutrition dans les pays du Nord et du Sud. Il s’articule autour des questions de sous-alimentation, de surpoids et l’obésité qui constituent des questions majeures de santé publique dans un monde en déséquilibre.

 

L’accroissement du surpoids [1] et l’obésité [2] sont des phénomènes mondiaux. En 1980, 857 millions de personnes étaient en surpoids ou obèses. En 2013, ils étaient 2,1 milliards à avoir un Indice de Masse Corporelle (IMC) > 25 kg/m2, c’est-à-dire un indice au-dessus de la norme. Ce problème touche une personne sur trois.

 

En 1980, 28,8% (28,4-29,3) des hommes avaient un IMC> 25 kg/m2, aujourd’hui ils sont 36,9% (36,3-37,4) (1). Il en est de même pour les femmes, qui connaissent une forte augmentation. En 1980, le surpoids et l’obésité concernaient 29,8% (29,3-30,2) d’entre elles. Aujourd’hui 38,0% de femmes (37,5-38,5) sont touchées par ce fléau (1). En 2010 on estimait que le surpoids et l’obésité étaient responsables de 3,4 millions de décès dans le monde (2). Dans les pays du Nord, le surpoids et l’obésité touchent davantage les hommes, en revanche dans les pays du Sud

ce sont les femmes qui sont les plus affectées (1).Globalement, l’obésité féminine s’accroît au Nord comme au Sud.

 

Au-delà du débat sur la pertinence du mode de calcul de l’IMC, il reste acquis qu’un taux élevé de cet indice demeure un facteur prédictif des maladies chroniques telles quel es pathologies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers responsables de morts prématurées.

 

Dans les pays du Nord, les systèmes de santé sont disposés à diagnostiquer et à délivrer des soins adéquats.

 

Dans les pays du Sud, des mutations sociales et économiques rendent encore plus complexes les questions de malnutrition. En effet, dans les pays à ressources limitées, les modes de vie en zone urbaine notamment, entraînent l’avènement de la question de la « sur alimentation ». Elle vient se superposer à un problème déjà existant la « sous alimentation » [3]. A l’heure actuelle, la « sous alimentation » (la faim, la famine) énonce le problème le plus médiatisé mais aussi le plus combattu avec des fortunes diverses. Même si la sous-alimentation accuse un certain recul depuis

les années 90, passant de 1 015 millions entre 1990 et 1992 à 842 millions entre 2011 et 2013 (3), elle reste au cœur des préoccupations des organisations internationales, des Etats et des organisations non gouvernementales. Pour autant, 3,1 millions d’enfants de moins de 5 ans

meurent chaque année, soit prés de la moitié (45%) des causes de dénutrition (4).

 

L’effondrement structurel des systèmes de santé les prive de la capacité technique à prendre en charge ces pathologies. De la même manière, les populations n’ont pas les ressources financières suffisantes pour accéder aux diagnostics et aux suivis thérapeutiques nécessaires pour prendre en charge ces pathologies chroniques (coûts des ordonnances, des examens…).

 

Les conséquences du surpoids et de l’obésité sont à la fois individuelles et collectives. Le dernier rapport « The global economomic burden of no comminicable diseases » [4]  datant de 2011, souligne que ces pathologies chroniques associées à la malnutrition sont coûteuses. Le rapport estime qu’en 2010, le coût global des maladies cardiovasculaires était estimé à 863 billion US$, et estime qu’en 2030, ce coût augmenterait de 22%. Il en va de même pour le diabète, en 2010 les coûts étaient estimés à 500 billion US$.

 

Pour faire face et lutter contre le surpoids et l’obésité, l’OMS a élaboré un plan stratégique de lutte durant la Soixante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé qui s’est tenue en mai 2013.

 

Entre carences et excès alimentaires « les pays du Sud » se trouvent ainsi confrontés à un double fardeau, présent aussi dans les pays du Nord reposant sur des processus différents.

 

Des mesures de santé publiques internationales sont mises en places, mettant en lumière des problématiques différentes sur ces continents.

De quelles manières sont-elles élaborées, adaptées face à une telle diversité des causes et des conséquences des malnutritions ?

 

Ce numéro 13 de Face à Face. Regards sur la santé, propose que les problématiques liées à cette question mondiale de santé publique et à ce double fardeau soient abordées sous plusieurs angles : socio-anthropologique, politique, économique, démographique, épidémiologique, santé publique. C’est donc sur un mode pluri-disciplinaire, dans la tradition de cette revue, que s’envisage ce numéro.

 

 

 

 

Entrées thématiques

Les entrées thématiques proposées, sans exhaustivité, sont les suivantes :

 

  • « Sur-alimentation, obsésité » : transition nutritionnelle, conséquences en fonction des classes d’âge, maladies chroniques non transmissibles liées à l’alimentation, recours et non recours au diagnostic et au soin, modalités d’informations et d’éducation thérapeutique, impact sanitaire

  • « Sous alimentation, carence » : mobilisations sociales, politiques d’aide alimentaire, politique d’aide au développement, crise alimentaire, conséquences sanitaires des sous alimentation face aux pandémies ou épidémies.

  • Les politiques de la faim : entre enjeux politiques, agricoles, écologiques et réponses de santé publique

  • Les politiques de lutte contre l’obésité, entre changement social et inégalités structurelles.

 

Cette entrée a été publiée dans Revess, le 22 février 2015 .

Director of Publication

 

  • Fred Eboko, Sociologue, politologue, IRD- Ceped. Centre Population & Développement. UMR 196 (Paris Descartes Ined IRD)

 

Chief Editor

 

  • Madina Querre, Revess, Bordeaux, chercheure associée au laboratoire PACTE Grenoble.

 

Editorial Board

  • Claire Boileau, Ph. D, Anthropologue, cadre infirmière, Bordeaux

  • Sylvie Boyer, Ph. D., Économiste, UMR SESSTIM UMR 912 Marseille

  • Élise Demange, Ph.D., Politologue, UMR 912 Marseille/ Sciences Po Bordeaux

  • Fred Eboko, sociologue, Politologue, IRD– Ceped. Centre Population & Développement. UMR 196 (Paris Descartes Ined IRD)

  • Chrystelle Grenier-Torres, Socio-anthropologue, chercheur associée LAM/UMR5115, Sciences Po, Bordeaux

  • Claire Mestre, médecin, Anthropologue, CHU Bordeaux

  • Bénédicte Moulin, Ingénieure de recherche en santé publique, REVeSS, Bordeaux

  • Jérôme Pruneau, MdC, Anthropologue, Université des Antilles et de la Guyane

  • Madina Querre, Ph. D, Anthropologue, REVeSS, Bordeaux, chercheure associée au laboratoire PACTE Grenoble.

  • Marie Varloteaux, Doctorante en Santé Publique, UMI 233 TransVIHMI-IRD, Université Montpellier 1, CRCF (Dakar, Sénégal)

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